Haffrú
La haffrú (aussi appelée havsfru, havfrue, hafgýgr ou margýgr) est une créature native des eaux froides et salées du Grand Nord. Ces entités assez méconnues, souvent considérées comme des Hommes-Bêtes, ressemblent étonnamment à des femmes humaines pour qui ne s'approche pas trop près. Leur torse, leur poitrine, leurs bras et leur visage apparaissent similaires à ceux de n'importe quelle femme, tandis que le bas de leur corps (à compter des hanches) correspond bien davantage à celui d'un poisson. En pratique, ces créatures possèdent également deux larges ailes qu'elles peuvent garder plaquées contre leur puissante queue lorsqu'elles nagent, ou déployer pour s'élever brièvement dans les cieux. Couvertes d'écailles argentées, les haffrús brillent au soleil d'un discret mais élégant éclat métallique. Il est important de préciser que le visage amical que présente une margýgr – souvent accompagné d'une ample poitrine nue ou soulignée de bijoux faits de coquillages – n'est qu'une façade. La véritable apparence de cette créature est beaucoup plus monstrueuse et n'a d'ailleurs plus rien d'humain : quand se lèvent le voile et l'illusion, la bête ressemble davantage à une abomination issue des abysses, affamée et mauvaise.
Nul ne sait précisément comment ces monstres parviennent à changer d'apparence ainsi qu'ils le font. Le fait est, toutefois, qu'ils ont su charmer bien des marins pour mieux les entraîner vers le fond. Il apparaît clair que ces entités, que certains rattachent aux nøkkens ou aux fossegrims, sont carnivores et dévorent leurs proies. Elles chassent donc vraisemblablement moins par amour de la traque que par nécessité biologique — quoique certains récits de marins alcoolisés soutiennent l'idée qu'il serait possible d'entretenir des relations romantiques avec ces créatures. Il s'agit sans nul doute de balivernes de taverne et de légendes côtières anciennes. Pour autant, ces mêmes récits font souvent état de la voix sensuelle et séduisante de ces monstres, des chansons qu'elles entonnent pour faire connaître leur présence et des rires qu'elles laissent échapper pour attirer leurs prochains repas.
On sait que ces animaux chassent en banc (ou en nuée, c'est selon). Il est donc assez rare n'observer qu'une haffrú isolée à l'œuvre. Certaines attaquent depuis les eaux, où elles nagent remarquablement bien (environ 25 à 30 kilomètres par heure en allure de croisière et jusqu'à 65 kilomètres par heure en sprint), s'appuyant sur une musculature dense et noueuse autant que sur une morphologie hydrodynamique optimisée pour de remarquables pointes de vitesse (qui leur permettent tout à la fois de traquer une proie ou d'échapper à un prédateur comme l'orque marine). C'est cette même musculature dense qui ne leur permet pas de voler durablement. Les ailes dont elles disposent (dont l'envergure s'étend sur environ quatre mètres au maximum) sont pensées pour permettre des lancements spectaculaires hors de l'eau, des plongeons depuis le haut des fjords ou pour couvrir de courtes distances aériennes.
Au combat, elles utilisent leurs griffes acérées et leur puissante musculature pour déchiqueter ou broyer une proie. Leur stratégie principale, lorsqu'elles s'attaquent à une créature terrestre, consiste à la noyer. Ainsi, elles n'hésitent pas à réduire en pièces les embarcations de petite taille dans l'espoir de couler tout l'équipage. Une fois sous l'eau, il est pratiquement impossible de leur échapper, tant du fait de leur aisance naturelle que de leur nombre. De plus, il faut compter avec le froid glacial contre lequel les protège une couche de graisse conséquente (qu'elles savent très bien masquer lorsqu'elles apparaissent sous les traits d'une jolie jeune femme, mais qu'aucun Humain, Mer ou Betmer ne saurait répliquer). Toutefois, sur terre, le combat est plus égalitaire : parvenir à perturber le vol ou l'équilibre de l'une de ces créatures est souvent l'assurance de la tuer. Bien qu'elles remontent parfois sur des îlots rocheux pour y donner naissance à leurs petits, elles sont globalement malhabiles hors de l'eau et représentent alors une menace limitée. Attention, tout de même, à leur puissant cri qui alerte leurs congénères et peut percer les tympans de quiconque l'entend.
Nul ne sait précisément comment ces monstres parviennent à changer d'apparence ainsi qu'ils le font. Le fait est, toutefois, qu'ils ont su charmer bien des marins pour mieux les entraîner vers le fond. Il apparaît clair que ces entités, que certains rattachent aux nøkkens ou aux fossegrims, sont carnivores et dévorent leurs proies. Elles chassent donc vraisemblablement moins par amour de la traque que par nécessité biologique — quoique certains récits de marins alcoolisés soutiennent l'idée qu'il serait possible d'entretenir des relations romantiques avec ces créatures. Il s'agit sans nul doute de balivernes de taverne et de légendes côtières anciennes. Pour autant, ces mêmes récits font souvent état de la voix sensuelle et séduisante de ces monstres, des chansons qu'elles entonnent pour faire connaître leur présence et des rires qu'elles laissent échapper pour attirer leurs prochains repas.
On sait que ces animaux chassent en banc (ou en nuée, c'est selon). Il est donc assez rare n'observer qu'une haffrú isolée à l'œuvre. Certaines attaquent depuis les eaux, où elles nagent remarquablement bien (environ 25 à 30 kilomètres par heure en allure de croisière et jusqu'à 65 kilomètres par heure en sprint), s'appuyant sur une musculature dense et noueuse autant que sur une morphologie hydrodynamique optimisée pour de remarquables pointes de vitesse (qui leur permettent tout à la fois de traquer une proie ou d'échapper à un prédateur comme l'orque marine). C'est cette même musculature dense qui ne leur permet pas de voler durablement. Les ailes dont elles disposent (dont l'envergure s'étend sur environ quatre mètres au maximum) sont pensées pour permettre des lancements spectaculaires hors de l'eau, des plongeons depuis le haut des fjords ou pour couvrir de courtes distances aériennes.
Au combat, elles utilisent leurs griffes acérées et leur puissante musculature pour déchiqueter ou broyer une proie. Leur stratégie principale, lorsqu'elles s'attaquent à une créature terrestre, consiste à la noyer. Ainsi, elles n'hésitent pas à réduire en pièces les embarcations de petite taille dans l'espoir de couler tout l'équipage. Une fois sous l'eau, il est pratiquement impossible de leur échapper, tant du fait de leur aisance naturelle que de leur nombre. De plus, il faut compter avec le froid glacial contre lequel les protège une couche de graisse conséquente (qu'elles savent très bien masquer lorsqu'elles apparaissent sous les traits d'une jolie jeune femme, mais qu'aucun Humain, Mer ou Betmer ne saurait répliquer). Toutefois, sur terre, le combat est plus égalitaire : parvenir à perturber le vol ou l'équilibre de l'une de ces créatures est souvent l'assurance de la tuer. Bien qu'elles remontent parfois sur des îlots rocheux pour y donner naissance à leurs petits, elles sont globalement malhabiles hors de l'eau et représentent alors une menace limitée. Attention, tout de même, à leur puissant cri qui alerte leurs congénères et peut percer les tympans de quiconque l'entend.